Depuis avril 2008, j'invite des personnes à converser avec moi dans cet espace que j'ai appelé tchatchhh. J'invite des personnes - que je connais ou pas - à faire l'expérience d'une conversation sans jamais savoir par avance quelle en sera la teneur. Je laisse à mon invité(e) le soin de formuler le premier mot avec le matériau de son choix. Ni lui ni moi ne savons ce qu'il advient par la suite car la conversation s'écrit au présent. tchatchhh est mouvant et son usage n'est pas celui attendu. tchatchhh s'écrit comme se prononce et laisse place à la complexité de la langue. tchatchhh m'accompagne au quotidien comme un intrus. Tout dépend de mon invité(e) et de ce qu'il a à dire. La fin d’une conversation en annonce une autre et devient une toute autre expérience.
Protocole / J'invite quelqu'un ou quelqu’un peut décider d’être invité. Nous nous donnons rendez-vous pour une conversation sur tchatchhh. S'il le souhaite, mon invité(e) peut garder l'anonymat et prendre alors le pseudonyme de son choix. Une conversation a une durée variable fixée à l'avance par mon invité(e). Elle peut se dérouler en un jour, une nuit, une semaine ou un mois, l’important est de débuter à la date prévue. La fin se fait sans préavis à la date affichée dans le premier billet. En préambule, je publie un message pour annoncer la conversation et présenter mon invité(e). En guise de présentation, mon invité(e) fait un petit don de sa personne en envoyant une image, un mot, un CV, un son ou tout autre document faisant office de présentation. Mon invité(e) commence la conversation. Il peut utiliser des mots, des sons et des images en accédant aux outils de l’interface avec un login et mot de passe. Mon invité(e) peut publier plusieurs billets par jour, voire par heure, mais il doit attendre ma réponse avant de publier le suivant. Les commentaires demeurent ouverts. Chaque conversation est archivée au nom de mon invité(e).

samedi 11 octobre 2008

isaon,

demain, nous nous quitterons.
Vous avez empreinté pour un temps le nom et les mots d'un autre.
Que puis-je conserver de cette incarnation ?
Je ne sais rien.

dimanche 5 octobre 2008

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Une fois parti le porteur du message, trompé tout autant que sa destinataire, le chevalier resté seul commença à réfléchir au moyen de changer de nom pour qu'on ne sût pas qui il était ni où il allait, car l'amour s'était en peu de temps si bien emparé de lui qu'il était déjà désireux d'abandonner une partie de lui-même.

mardi 30 septembre 2008

chanson

dimanche 28 septembre 2008

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Mon père savait beaucoup de ses chansons, qui imitaient le langage des bergers et étaient emplies de paroles d'un grand talent (ou plus précisément d'une grande douleur), disposées et semées si délicatement parmi d'autres paroles rustiques que celui qui y regarderait bien comprendrait aisément comment elles étaient faites. Et il y avait encore autre chose qui apparaît à mon humble jugement, c'est que le beau, disséminé au milieu de cette bassesse de style, par l'impression d'étrangeté qu'il donnait, provoquait plus rapidement l'émotion, tant l'imagination a de pouvoir sur tout.

samedi 27 septembre 2008

dada est mort !

A partir d'aujourd'hui, plus de règles. Je réponds à ton texte par une vidéo.



Da Da Da (feat. Stephan Remmler)

mercredi 24 septembre 2008

*

Binmarder, la pensée tout occupée de ce mystère, commença à percevoir un grand vacarme qui, venant du bois, s'approchait dans sa direction. Et il ne l'entendait pas encore très nettement lorsqu'il vit devant lui son cheval poursuivi par des loups passer au galop ; et, au loin, derrière les loups, arrivaient en courant des chiens qui menaient grand bruit. Le cheval, voulant franchir cette rivière-ci, y tomba, et les loups, le rejoignirent et commencèrent à le déchirer de toutes parts, de sorte que, si vite que Binmarder accourût, il était déjà à moitié mort.

mardi 23 septembre 2008

binmarder,

Je vous ai, en partie, dévoilée. Heureusement / malheureusement, qu'il y a Google, notre maître à tous. En tout cas, bien malgré nous, il incite à googliser.
L'anonymat disparu, impossible ?
Ou bien, cet anonymat est un leurre de plus et ne sert qu'à révéler des personnages dissimulés derrière une personne ?
La confusion règne. Se faire passer pour un autre est une vieille histoire d'imposteur mais est-ce encore possible ? L'imposture est ici (où ça exactement ?) immédiatement digérée par Google.
Binmarder, pourquoi cette tristesse ?

dimanche 21 septembre 2008

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Sur ce mont le plus élevé de tous que j'étais venue rechercher pour la solitude incomparable que j'y ai trouvée, voici comment je passais ma vie : tantôt je descendais dans le fond de ces vallées qui ceignent alentour, tantôt, de son point le plus haut, je restais à regarder la terre qui allait s'achever dans la mer, puis la mer qui s'étendait à sa suite, pour aller s'achever on ne sait où. Mais quand venait la nuit, en harmonie avec mes pensées, lorsque je voyais les oiseaux chercher leurs refuges, s'appelant les uns les autres, semblant vouloir apaiser la terre elle-même, alors, le coeur lourd de chagrins qui venaient redoubler ceux avec lesquels je m'étais éveillée, je m'en retournais vers mon pauvre logis, où Dieu seul est témoin de la façon dont je dormais la nuit.

vendredi 19 septembre 2008

conversation avec binmarder du dimanche 21 septembre au dimanche 12 octobre

En guise de présentation binmarder m'a donné un texte :

Cela me fit douter de commencer à écrire ce que j'avais vu et entendu. Mais à la réflexion, je me dis que ma crainte de ne pouvoir achever d'écrire n'était pas une raison pour ne pas le faire, puisque je n'écrirais pour personne d'autre que pour moi-même, moi pour qui les choses inachevées ne seraient pas une nouveauté.