Depuis avril 2008, j'invite des personnes à converser avec moi dans cet espace que j'ai appelé tchatchhh. J'invite des personnes - que je connais ou pas - à faire l'expérience d'une conversation sans jamais savoir par avance quelle en sera la teneur. Je laisse à mon invité(e) le soin de formuler le premier mot avec le matériau de son choix. Ni lui ni moi ne savons ce qu'il advient par la suite car la conversation s'écrit au présent. tchatchhh est mouvant et son usage n'est pas celui attendu. tchatchhh s'écrit comme se prononce et laisse place à la complexité de la langue. tchatchhh m'accompagne au quotidien comme un intrus. Tout dépend de mon invité(e) et de ce qu'il a à dire. La fin d’une conversation en annonce une autre et devient une toute autre expérience.
Protocole / J'invite quelqu'un ou quelqu’un peut décider d’être invité. Nous nous donnons rendez-vous pour une conversation sur tchatchhh. S'il le souhaite, mon invité(e) peut garder l'anonymat et prendre alors le pseudonyme de son choix. Une conversation a une durée variable fixée à l'avance par mon invité(e). Elle peut se dérouler en un jour, une nuit, une semaine ou un mois, l’important est de débuter à la date prévue. La fin se fait sans préavis à la date affichée dans le premier billet. En préambule, je publie un message pour annoncer la conversation et présenter mon invité(e). En guise de présentation, mon invité(e) fait un petit don de sa personne en envoyant une image, un mot, un CV, un son ou tout autre document faisant office de présentation. Mon invité(e) commence la conversation. Il peut utiliser des mots, des sons et des images en accédant aux outils de l’interface avec un login et mot de passe. Mon invité(e) peut publier plusieurs billets par jour, voire par heure, mais il doit attendre ma réponse avant de publier le suivant. Les commentaires demeurent ouverts. Chaque conversation est archivée au nom de mon invité(e).

dimanche 31 octobre 2010

Total Recall #1

Je voulais commencer par une vidéo de Data Center, par des lieux physiques où se retrouvent l’auto-archivage instantané des blogs et surtout suivre ta proposition de parler de la surcharge d’informations. Je commence par cette nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie : l’Internet Archive fondée en 1996 par Brewster Kahle « Dont le but est de préserver la connaissance humaine et l'accessibilité pour tous à ces collections. »

La Wayback Machine est une entreprise de sauvegarde de tout le contenu d’internet de tous les temps. Une mémoire par strates successives et temporelles. Comme les arbres les plus volumineux de la planète, les séquoias géants, La Wayback Machine donne accès à tous les âges. Ainsi dans des dizaines d’années, on pourra revoir et sonder la mémoire collective d’antan.

Il y a quelque chose d’effrayant à imaginer cette mémoire où l’on pourrait surfer dans le temps, où l’on retrouverait tout sans distinction, une mémoire totale.

Le nom « Wayback Machine » est une référence à une partie de The Rocky and Bullwinkle Show dans lequel M. Peabody, un chien avec un air professoral et son assistant Sherman utilisent une machine à remonter le temps surnommée « WABAC Machine » pour décrire des évènements historiques célèbres.

dimanche 24 octobre 2010

conversation avec Gwenola Wagon du dimanche 31 octobre au vendredi 17 décembre 2010

Gwenola Wagon :


Prouvez que vous êtes humain.
Issu d'un projet où je cherche à prouver mon humanité face à des machines devenues omniprésentes et face à une humanité se "machinisant" ou adoptant des comportements de plus en plus machiniques.


Pôle blanc.
Lieu où je vais souvent lorsque je me perds dans un globe virtuel.
Achever un voyage ou en commencer un autre.


Personnalise ton profil.
Correspond à peu près à ce qui me semblerait être une présentation rapide et du coup impossible. Personnalise étant un dérivé du mot personne. Peut être l'image correspond à mon impossibilité de me présenter ou celle d'y préférer cette image toute faite colorée et en relief.


IMG_0155.jpg aurait pu s'intituler autrement, image d'un primate reconstitué et qui m'a toujours hanté, tout à la fois par sa menace de disparition et par une attraction irrésistible pour tous les primates et encore plus pour leur représentation. Réflexion menée dans un projet nommé 80 sur le rôle de la représentation comme vecteur/provocateur de disparition.


Not found.
Simplement l'impossibilité ou la fascination pour les mots Not found se détachant du fond blanc et tout ce que cela implique comme déception ou jubilation parfois.