Depuis avril 2008, j'invite des personnes à converser avec moi dans cet espace que j'ai appelé tchatchhh. J'invite des personnes - que je connais ou pas - à faire l'expérience d'une conversation sans jamais savoir par avance quelle en sera la teneur. Je laisse à mon invité(e) le soin de formuler le premier mot avec le matériau de son choix. Ni lui ni moi ne savons ce qu'il advient par la suite car la conversation s'écrit au présent. tchatchhh est mouvant et son usage n'est pas celui attendu. tchatchhh s'écrit comme se prononce et laisse place à la complexité de la langue. tchatchhh m'accompagne au quotidien comme un intrus. Tout dépend de mon invité(e) et de ce qu'il a à dire. La fin d’une conversation en annonce une autre et devient une toute autre expérience.
Protocole / J'invite quelqu'un ou quelqu’un peut décider d’être invité. Nous nous donnons rendez-vous pour une conversation sur tchatchhh. S'il le souhaite, mon invité(e) peut garder l'anonymat et prendre alors le pseudonyme de son choix. Une conversation a une durée variable fixée à l'avance par mon invité(e). Elle peut se dérouler en un jour, une nuit, une semaine ou un mois, l’important est de débuter à la date prévue. La fin se fait sans préavis à la date affichée dans le premier billet. En préambule, je publie un message pour annoncer la conversation et présenter mon invité(e). En guise de présentation, mon invité(e) fait un petit don de sa personne en envoyant une image, un mot, un CV, un son ou tout autre document faisant office de présentation. Mon invité(e) commence la conversation. Il peut utiliser des mots, des sons et des images en accédant aux outils de l’interface avec un login et mot de passe. Mon invité(e) peut publier plusieurs billets par jour, voire par heure, mais il doit attendre ma réponse avant de publier le suivant. Les commentaires demeurent ouverts. Chaque conversation est archivée au nom de mon invité(e).

vendredi 20 juin 2008

put put fait mon computer



Parole à Joël Hubaut :



http://www.ubu.com/sound/hubaut.html

Saignant


Framboise qui a bu notre débit de corps ès bombance me dit que mes rillettes ressemblent au sel que je saupoudre quotidiennement depuis trois zans sur mon propre grog. Elle les trouve terre à terre et elle a deux fois raisin. Du blanc comme du rouge, même s'ils sont encore verts, question de saison. Pourquoi cuisinerais-je autrement ? Au pire, ces similitudes produiront des renvois.
Aujourd'hui je me suis donc forcé à ne pas réfléchir pour chercher un morceau de musique qui répondrait à ton dernier. Et voilà ce qui est sorti du congélo, une pièce inédite de fin 1981 publiée sur le vinyle Dix-huit Surprises pour Noël, compilation autogérée par ses participants à l'initiative d'Hector Zazou. Le Drame, toujours aussi contrariant et énervé par la promiscuité supposée lénifiante du sujet, décida donc de mettre en sons la fête du petit commerce dans une boucherie comme les autres.

Nous étions en pleine période anti-chasse et la vulgarité de la scène n'aura échappé à personne.
Au dos de la pochette, on peut lire :
UN DRAME MUSICAL INSTANTANÉ : PAS DE CADEAU - 2mn20. Jean-Jacques Birgé : synthétiseur, percussion, boucherie. Bernard Vitet : accordéon, trompette, boucherie. Francis Gorgé : guitare électrique, boucherie. Chaque pièce que nous composons est le fruit d'un débat entre nous qui devient ensuite le modèle de la relation que nous entretiendrons avec le public...
Le disque «De Qualité » 251281 fut tiré à 1000 exemplaires tous numérotés, libre à chaque compositeur de personnaliser ses pochettes immaculées. Trempant ma main droite dans une poisse sanguinolente, j'apposai mes empreintes sur tous les exemplaires du drame.